Consommer moins de tokens : 7 réflexes pour un dirigeant.

Un token n'est pas un message. C'est le contexte que vous faites porter à chaque réponse qui consomme votre quota. Sept réflexes simples, pris sur mes propres dossiers, pour en faire plus avec le même abonnement.

SOMMAIRE5 sections
  1. Un token, c’est quoi, et pourquoi ce n’est pas un message
  2. Qu’est-ce qui consomme le plus ?
  3. Sept réflexes, dans l’ordre où je les installe
  4. Un exemple de matinée, avant et après
  5. Et si ça ne suffit pas ?

« J’ai atteint ma limite à 11 h. » C’est une phrase que j’entends de plus en plus en séance, et presque toujours chez des dirigeants qui utilisent Claude de la bonne façon : sur de vrais dossiers, avec de vrais documents. Le problème n’est pas qu’ils en font trop. C’est qu’ils font porter à chaque message tout le poids de la conversation. Comprendre ce qu’est un token règle la moitié du sujet ; les sept réflexes ci-dessous règlent l’autre moitié.

Un token, c’est quoi, et pourquoi ce n’est pas un message

Un token est un morceau de texte, en gros une syllabe ou un mot court. Tout ce que le modèle lit et écrit se compte en tokens : votre question, mais aussi les documents joints, l’historique de la conversation et la réponse. Anthropic le dit sans détour : la consommation dépend de « la longueur et de la complexité de vos conversations », des fonctionnalités utilisées, du modèle choisi et du niveau d’effort sélectionné. Autrement dit, dix questions courtes dans dix conversations neuves coûtent moins que dix questions dans une seule conversation de trois heures avec cinq fichiers joints. Source : Anthropic, centre d’aide

Sur un abonnement Pro, vous ne payez pas au token : vous avez un budget d’utilisation qui se renouvelle par périodes, sans nombre de messages publié. Sur l’API (un logiciel qui appelle Claude), on paie au million de tokens : pour Fable 5.1, 10 dollars le million en entrée et 50 en sortie. Un million de tokens, c’est de l’ordre de plusieurs centaines de milliers de mots. Source : Anthropic

Qu’est-ce qui consomme le plus ?

En 50 mots : le contexte. Chaque nouveau message relit toute la conversation et les fichiers joints. Une conversation longue, plusieurs documents rechargés, la réflexion approfondie activée en permanence, un niveau d’effort élevé et des connecteurs ouverts sans raison consomment bien plus que le nombre de questions posées. Anthropic précise que les conversations assez longues pour déclencher une gestion automatique du contexte pèsent davantage sur le quota.

Sept réflexes, dans l’ordre où je les installe

  1. Une conversation par sujet. Le devis du client A dans une conversation, le post LinkedIn dans une autre. Quand un sujet est réglé, vous fermez. Anthropic recommande de « démarrer une nouvelle conversation » quand on approche de sa limite dans un long échange. C’est le réflexe qui rapporte le plus, tout de suite.
  2. Un Projet pour le contexte qui ne change pas. Qui vous êtes, votre ton, vos documents de référence : une fois dans un Projet, plus besoin de les coller dans chaque conversation. Anthropic cite les Projets parmi les moyens de travailler plus efficacement avec vos informations.
  3. Un Skill pour ce qui revient chaque semaine. Le compte rendu, la relance, la fiche produit : un Skill porte les instructions une fois pour toutes. Vous ne réexpliquez plus la méthode, vous donnez les données du jour.
  4. La réflexion approfondie et le niveau d’effort, seulement quand la tâche le mérite. Reformuler un mail n’a pas besoin d’un raisonnement long. Anthropic conseille de désactiver la réflexion approfondie et de baisser le niveau d’effort pour les tâches courantes.
  5. Les connecteurs fermés par défaut. Gmail, Drive, calendrier : ouverts, ils ajoutent du contexte à chaque échange. Ouvrez-les pour la tâche qui en a besoin, fermez-les ensuite. C’est aussi une règle de prudence sur vos données.
  6. Demandez court. « Réponds en cinq lignes », « donne-moi le tableau, sans commentaire ». La sortie compte aussi, et une réponse de deux pages que vous ne lirez pas est du quota perdu.
  7. Le bon modèle pour la tâche. Le modèle le plus capable pour l’analyse d’un dossier ou une rédaction longue, un modèle plus rapide pour le tri et les reformulations. Ce que change Fable 5.1, et ce qu’il ne change pas, est détaillé dans un autre article.

Un exemple de matinée, avant et après

Avant : une seule conversation ouverte depuis lundi, quatre PDF joints au fil de l’eau, la réflexion approfondie activée « au cas où », et un mail de deux lignes demandé à 10 h 45 qui relit tout. Limite atteinte à 11 h.

Après : un Projet « Mon entreprise » qui porte le contexte, une conversation par dossier, les PDF joints uniquement dans la conversation qui les traite, la réflexion approfondie coupée sauf pour l’analyse du dossier de 30 pages. Même travail, même abonnement, et le quota tient la journée. Je n’ai pas de chiffre universel à vous promettre : la consommation dépend de vos documents. Mais chez les dirigeants que j’accompagne, le premier réflexe (une conversation par sujet) suffit souvent à faire disparaître le problème.

Et si ça ne suffit pas ?

Deux options, dans l’ordre. D’abord, regardez ce que vous demandez : si vous faites relire cinq contrats par jour, vous êtes peut-être passé du côté des usages intensifs, et le plan Max existe pour ça. Ensuite seulement, l’API avec un outil dédié, qui se paie au token mais permet d’automatiser. Avant d’y aller, un diagnostic gratuit de 30 minutes suffit en général pour dire si votre problème est un problème de quota ou un problème de méthode. Dans la plupart des cas, c’est le second.

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