Astro ou WordPress pour le site d'une TPE : ce que j'ai choisi.

Ce site est un ensemble de fichiers, sans base de données ni extension, hébergé gratuitement. Mes autres sites tournent sur WordPress. Les deux voies sont bonnes, pour des besoins différents. Voici comment je tranche pour une TPE.

SOMMAIRE6 sections
  1. Astro, c’est quoi, en une phrase ?
  2. WordPress chez un hébergeur infogéré, c’est quoi ?
  3. Astro ou WordPress : comment je tranche pour une TPE ?
  4. Ce que ça coûte, dans les deux cas
  5. L’erreur que je vois le plus souvent
  6. Par où commencer

Quand un dirigeant me demande « je fais mon site avec quoi ? », il attend un nom d’outil. Je lui réponds d’abord par une question : qui va modifier le site, à quelle fréquence, et pour y mettre quoi ? Selon la réponse, je conseille l’une des deux voies que j’utilise moi-même. ineod.fr est construit avec Astro, un ensemble de fichiers hébergé chez Netlify. Mes sites sous WordPress sont hébergés chez Copilhost, un hébergeur français infogéré. Aucune des deux n’est « la bonne » dans l’absolu.

Astro, c’est quoi, en une phrase ?

Astro est un outil qui fabrique un site sous forme de fichiers prêts à servir, sans code exécuté chez le visiteur par défaut. Ses auteurs le présentent comme « le framework (l’outil de construction) web pour les sites centrés sur le contenu comme les blogs, le marketing et le e-commerce », avec « zéro JavaScript par défaut », et le déconseillent pour des applications complexes. En clair : un site vitrine ou un blog, pas un logiciel en ligne. Source : documentation Astro

Pour vous, la conséquence pratique est simple : rien à mettre à jour, aucune extension à surveiller, un site qui se charge vite parce qu’il n’y a presque rien à charger. C’est la voie que je décris dans la démarche créer son site web avec l’IA : vous décrivez, l’IA écrit les fichiers, vous les possédez.

WordPress chez un hébergeur infogéré, c’est quoi ?

WordPress est le système que la majorité des agences et des indépendants connaissent : un site avec une base de données, un thème, des extensions, et une interface d’administration où l’on écrit et publie sans toucher au code. Sa force est là : n’importe qui peut ajouter une page ou un article depuis un navigateur. Sa contrainte est là aussi : un WordPress demande des mises à jour, des sauvegardes et une surveillance, sinon il finit piraté ou cassé.

Un hébergeur infogéré prend cette charge. Chez Copilhost, l’offre comprend les sauvegardes automatiques, un pare-feu Cloudflare, des environnements de test, un support en français et des outils d’analyse assistés par IA, à partir de 5,90 € hors taxes par mois avec un engagement de 24 mois, 6,90 € avec un engagement de 12 mois et 9,90 € sans engagement, avec 14 jours de rétractation (formule Cloud Essentiel, grille française relevée le 18 septembre 2026). Source : Copilhost

Astro ou WordPress : comment je tranche pour une TPE ?

En 55 mots : si le site est une vitrine de quatre à six pages, modifiée quelques fois par an, et que le dirigeant est prêt à la construire avec l’IA, Astro gagne sur le coût, la vitesse et la tranquillité. Si plusieurs personnes doivent publier souvent, si une boutique ou des extensions métier sont nécessaires, WordPress chez un hébergeur infogéré est le bon choix.

Le tableau que je dessine en séance tient en cinq lignes.

QuestionAstro (fichiers)WordPress infogéré
Qui modifie le site ?Vous, avec l’IA, quelques fois par anPlusieurs personnes, sans l’IA, souvent
Que contient-il ?Vitrine, blog, pages métierBoutique, réservations, extensions métier
Coût récurrentNom de domaine, hébergement gratuit ou quelques eurosNom de domaine, hébergement de 5,90 à 9,90 € HT par mois
MaintenanceAucune mise à jour à faireDéléguée à l’hébergeur, mais réelle
Ce qu’il faut accepterApprendre à décrire ce qu’on veut à l’IAUn système plus lourd, plus lent, à surveiller

Ce que ça coûte, dans les deux cas

Côté Astro : un nom de domaine en .fr à moins de 10 € hors taxes par an, un hébergement gratuit pour un site vitrine chez Netlify (dans les limites de son offre gratuite) ou quelques euros par mois ailleurs, et un abonnement Claude Pro à 20 € par mois le temps de la construction, résiliable ensuite. Côté WordPress : le même nom de domaine, l’hébergement infogéré entre 5,90 et 9,90 € hors taxes par mois, et souvent un thème ou une extension payante selon le besoin. Dans les deux cas, le coût qui compte n’est pas là : c’est votre temps, ou celui de l’agence.

L’erreur que je vois le plus souvent

Choisir l’outil avant le besoin. Un dirigeant s’abonne à un constructeur de site parce qu’un confrère l’utilise, y passe trois week-ends, et obtient un site qu’il n’ose plus toucher. L’ordre est l’inverse : listez vos pages, écrivez vos textes avec vos mots, puis choisissez la voie. C’est exactement la séance 1 de la démarche site web : le plan en une page, la liste des contenus, et seulement ensuite l’outil.

Et si vous avez déjà un WordPress qui fonctionne, ne le jetez pas pour la mode. Faites-le héberger proprement, apprenez à le faire évoluer avec l’IA, et gardez votre énergie pour ce qui vous trouve des clients : une fiche Google à jour, deux pages claires, et des textes qui parlent votre langue.

Par où commencer

Écrivez sur une feuille les cinq pages dont votre site a besoin et qui les modifiera. Si la réponse est « moi, rarement », regardez la démarche créer son site web avec l’IA. Si la réponse est « mon équipe, chaque semaine », prenez WordPress chez un hébergeur qui s’occupe du reste. Et si vous hésitez, on tranche en 30 minutes au diagnostic gratuit, sans vous vendre l’une ou l’autre.

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