Je fais les vidéos de présentation d’Evid, ma plateforme de recrutement, avec Claude. Pas avec un logiciel de montage : Claude écrit le film comme une page web animée, et un outil transforme cette page en vidéo. Vous pouvez voir le résultat sur la page entreprises d’Evid.

Quels outils faut-il ?
Deux, plus une préparation de l’ordinateur.
Claude Code. C’est la version de Claude qui travaille directement dans des fichiers sur votre ordinateur. C’est lui qui écrit le film, lance les aperçus et produit la vidéo.
HyperFrames. Un outil libre, publié par HeyGen sous licence Apache 2.0, qui transforme une page web animée en vidéo MP4. Il ouvre la page dans un navigateur, la filme image par image, puis assemble la vidéo. Source : dépôt officiel HyperFrames
La préparation. HyperFrames demande Node.js en version 22 ou plus et FFmpeg, deux programmes gratuits à installer une fois. Dans Claude Code, il s’ajoute comme une extension, avec deux commandes données dans sa documentation :
claude plugin marketplace add heygen-com/hyperframes
claude plugin install hyperframes@hyperframes
C’est la seule partie vraiment technique. Une fois en place, tout le reste se fait en parlant à Claude.
Comment une vidéo se fabrique
Vous décrivez le film à Claude. Il écrit une page qui contient les scènes, les textes, les captures et leurs mouvements, seconde par seconde. Vous regardez l’aperçu dans votre navigateur, vous corrigez en parlant (« ce plan est trop court », « le titre doit arriver après la capture »), et quand le film vous convient, Claude lance le rendu en MP4.
L’intérêt par rapport à un logiciel de montage : tout est écrit, donc tout se modifie en une phrase, et une version 2 se refait sans tout reprendre. La limite : il faut savoir ce que vous voulez montrer, Claude ne le décidera pas à votre place.
La demande de départ
Voici le type de demande avec laquelle je commence. Remplacez ce qui est entre crochets.
Avec HyperFrames, construis une vidéo de 45 secondes en 16:9 qui présente [mon produit] à [ma cible].
Utilise uniquement les captures du dossier captures/ : n'invente aucune interface.
Un écran qu'on lit reste immobile au moins 2,5 secondes, sans zoom pendant la lecture.
Texte à l'écran : 12 mots au plus par plan, et assez gros pour un téléphone.
Plans de 3 à 4 secondes. La première capture arrive avant 2 secondes.
Fin : mon logo et [ma phrase de signature].
Montre-moi l'aperçu avant tout rendu.
Les règles que je tiens sur mes films
Elles viennent toutes d’un film raté ou corrigé. Je les ai écrites dans un Skill, pour que Claude les applique sans que j’aie à les répéter.
De vraies captures, jamais une interface redessinée. Si un écran ne peut pas être capturé, je laisse la place vide. Une interface inventée montre un produit qui n’existe pas.
Un écran qu’on lit ne bouge pas. Les zooms pendant un passage à lire rendaient l’image floue. Aujourd’hui, seuls bougent les défilements et les clics.
Le texte se lit sur un téléphone. Ma première version était juste mais illisible sur mobile : le texte des captures faisait environ 13 pixels à l’image. Je vise maintenant au moins 24 pixels en 16:9, et un seul élément important par plan.
Ma voix, pas une voix de synthèse. Quand il y a une voix, c’est la mienne, enregistrée au téléphone. Le montage se cale sur ma façon de parler, jamais l’inverse.
Le film se comprend sans le son. LinkedIn lance les vidéos en muet. La musique reste nettement sous la voix, et je la mixe à part, avant de la donner à HyperFrames.
Rien ne se rend avant que j’aie validé l’aperçu. Le rendu prend du temps, et une vidéo publiée ne se remplace pas : une correction donne une version 2.
Les limites à connaître
Claude n’écoute pas. Il peut mesurer un son, mais il ne l’entend pas comme vous : chaque raccord de voix se vérifie au casque, par vous. Il ne filme pas non plus votre produit à votre place si vous ne lui donnez pas accès aux écrans. Et un film reste un travail de choix : quoi montrer, dans quel ordre, avec quelle phrase de fin. Ces choix-là restent les vôtres.
Si vous voulez savoir si une vidéo de ce genre aurait du sens pour votre entreprise, on peut en parler au diagnostic gratuit.