WordPress sur votre ordinateur, piloté par Claude : le tutoriel en 15 minutes.

Une apprenante m'a demandé si elle devait payer un hébergement pour s'entraîner sur WordPress avec Claude. Non. Deux applications gratuites, un copier-coller, et votre site tourne sur votre ordinateur, invisible du public, avec Claude aux commandes.

SOMMAIRE9 sections
  1. Pourquoi s’entraîner en local avant de payer un hébergement ?
  2. Ce qu’il vous faut
  3. Étape 1 : installer WordPress Studio
  4. Étape 2 : installer Claude
  5. Étape 3 : relier les deux
  6. Que peut-on lui demander ?
  7. Trois pièges que je vois en séance
  8. Et pour un site déjà en ligne chez Copilhost ?
  9. Et quand le site est prêt ?

La question revient à chaque fois qu’un dirigeant choisit la voie WordPress : « je dois prendre un hébergeur tout de suite ? ». Non. Vous pouvez construire, casser et recommencer votre site sur votre propre ordinateur, sans nom de domaine et sans abonnement, puis ne payer l’hébergement que le jour où le site sort. C’est le tutoriel que j’envoie à mes apprenants, vérifié sur la documentation des deux éditeurs. Comptez 15 minutes. Il couvre le premier de deux scénarios, s’entraîner sur son ordinateur ; le second, piloter un site déjà en ligne chez Copilhost, est en fin d’article.

Pourquoi s’entraîner en local avant de payer un hébergement ?

En 50 mots : parce que vos premières semaines servent à apprendre, pas à publier. Un site installé sur votre ordinateur se casse sans conséquence, se remet à zéro en un clic et ne coûte rien. Vous y apprenez les thèmes, les extensions et les réglages qui comptent. L’hébergeur vient ensuite, quand le site mérite d’être vu.

Ce qu’il vous faut

Deux applications gratuites. WordPress Studio, l’application de bureau gratuite éditée par Automattic, qui fait tourner un site WordPress en local, disponible sur Mac, Windows et Linux. Et l’application Claude pour ordinateur, sur Mac et Windows, avec votre abonnement habituel. Source : documentation Studio

Pas besoin de savoir ce qu’est un terminal : tout se passe dans deux fenêtres de réglages et un fichier texte.

Étape 1 : installer WordPress Studio

Téléchargez Studio sur developer.wordpress.com/studio et installez-le comme n’importe quelle application. Ouvrez-le, cliquez sur « Add site », donnez un nom à votre site, validez. Votre site existe, sur votre machine, à une adresse locale que Studio vous affiche.

Ensuite, ouvrez les réglages de Studio (« Settings », dans le menu principal), activez l’option « Studio CLI » et enregistrez. C’est ce réglage qui permet à Claude de parler à Studio : sans lui, l’étape 3 échoue avec un message « command not found ». Source : documentation Studio, Studio CLI

Étape 2 : installer Claude

Téléchargez l’application sur claude.ai/download et connectez-vous avec votre compte. Si elle est déjà installée, vérifiez qu’elle est à jour : menu « Claude », puis « Check for Updates ».

Étape 3 : relier les deux

  1. Dans Studio, ouvrez « Settings » puis l’onglet « MCP » et cliquez sur « Copy » : le réglage est copié. MCP est le protocole qui permet à une IA de piloter un logiciel installé chez vous. Source : documentation Studio, MCP
  2. Dans Claude, ouvrez le menu « Claude » de la barre de menus (pas les réglages de votre compte dans la fenêtre), puis « Settings… », l’onglet « Developer », et cliquez sur « Edit Config ». Un fichier nommé claude_desktop_config.json s’ouvre. Si c’est un dossier qui s’ouvre, double-cliquez sur ce fichier.
  3. Si le fichier est vide, collez ceci :
{
  "mcpServers": {
    "wordpress-studio": {
      "command": "studio",
      "args": ["mcp"]
    }
  }
}

S’il contient déjà d’autres serveurs, n’effacez rien : ajoutez seulement le bloc « wordpress-studio » à l’intérieur de « mcpServers ».

  1. Enregistrez le fichier (Cmd+S sur Mac, Ctrl+S sur Windows).
  2. Quittez complètement Claude (Cmd+Q sur Mac ; sur Windows, clic droit sur l’icône près de l’horloge, puis « Quitter ») et rouvrez-le. Le redémarrage est obligatoire : c’est au lancement que Claude lit ce fichier. Source : Model Context Protocol, guide Claude Desktop
  3. Laissez Studio ouvert, avec votre site démarré. Dans Claude, écrivez : « Liste mes sites WordPress Studio ». Claude vous demande l’autorisation d’utiliser l’outil, puis répond avec le nom de votre site. C’est branché.

Que peut-on lui demander ?

Une fois relié, Claude peut créer des sites, lancer des commandes WordPress et prendre des captures d’écran de vos pages. Concrètement, les demandes que je fais taper en séance :

  • « Installe et active le thème Astra sur mon site »
  • « Installe l’extension Contact Form 7 »
  • « Crée une page À propos avec un texte de présentation pour [votre activité] »
  • « Écris un article de blog sur [sujet] et enregistre-le en brouillon »
  • « Prends une capture d’écran de la page d’accueil »

Claude vous demande confirmation avant chaque action. Lisez ce qu’il propose avant de dire oui : c’est votre site, même sur votre ordinateur.

Pour que les textes sonnent comme vous, donnez-lui d’abord qui vous êtes et comment vous écrivez : c’est le paramétrage de base. Et la façon de formuler une demande reste celle de bien formuler ses demandes à l’IA : rôle, tâche, contexte, format.

Trois pièges que je vois en séance

  1. La commande « studio » introuvable. L’option « Studio CLI » n’a pas été activée dans les réglages de Studio (étape 1), ou Claude a été rouvert avant l’enregistrement du fichier. Activez, enregistrez, quittez Claude complètement, rouvrez.
  2. Studio fermé. Le site doit être démarré dans Studio pour que Claude le voie. Si Claude répond qu’il ne trouve aucun site, regardez d’abord de ce côté.
  3. Un fichier de configuration écrasé. Si vous aviez déjà relié d’autres outils à Claude, remplacer tout le contenu du fichier les débranche. D’où la règle : ajouter, jamais effacer.

Et pour un site déjà en ligne chez Copilhost ?

Même logique, autre branchement. Copilhost, l’hébergeur infogéré que j’utilise pour mes sites WordPress, fournit son propre connecteur MCP, à activer depuis votre espace Copilhost. Une fois relié, Claude voit vos sites, lance une sauvegarde, crée une copie de test, vide le cache, et agit dans WordPress lui-même à travers les « capacités » que vos extensions déclarent. Sur l’un de mes sites, une boutique, Claude peut ainsi retrouver une commande ou mettre à jour un produit, lancer l’audit SEO de Rank Math et corriger un point, ou lire les mots-clés qui apportent des clics. Les capacités dépendent des extensions installées : c’est là que le connecteur se personnalise, site par site.

Deux précautions, parce que le site est en ligne : demandez à Claude de travailler sur la copie de test avant de toucher au site public, et vérifiez qu’une sauvegarde récente existe, ce que Copilhost fait automatiquement. Les étapes d’activation feront l’objet d’un prochain article, refaites de zéro sur mon propre site.

Et quand le site est prêt ?

Le jour où votre site mérite d’être vu, il lui faut un nom de domaine et un hébergeur. Pour un WordPress, je conseille un hébergeur infogéré, qui prend les mises à jour et les sauvegardes : c’est le choix que j’explique dans Astro ou WordPress pour le site d’une TPE, et l’hébergeur que j’utilise est sur ma page outils. Le transfert du site local vers l’hébergeur est une étape connue ; la plupart des hébergeurs infogérés vous y guident ou s’en chargent.

Si vous préférez qu’on le fasse ensemble, de la première page à la mise en ligne, c’est l’objet de la démarche site web, et on tranche en 30 minutes au diagnostic gratuit.

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